Histoire et Organisation du Peuple de Bengbis
Histoire et Organisation du Peuple de Bengbis
Histoire de Bengbis
L’histoire de Bengbis avec les Bulu commence au début du 19ᵉ siècle, lorsque Djôbôt Ebène Endezoumou décide de partir avec son peuple pour les mettre à l’abri, car les razzias deviennent de plus en plus fréquentes dans les villages bulu. Ils entament alors une grande migration depuis les côtes camerounaises, de Bibia jusqu’à Limbé où ils vivaient, afin de trouver un territoire plus sûr. C’est ainsi qu’ils se dirigent vers la forêt.
En chemin, Djôbôt Ebène Endezoumou arrive sur une nouvelle terre et tombe nez à nez avec un peuple qui y vivait déjà : les Makaa. Il essaie de communiquer avec eux, et on lui explique qu’il se trouve sur le champ de Mbissi, ce qui donnera plus tard le nom Bengbis. Cette histoire vient donc des Makaa eux-mêmes, qui vivent toujours à Bengbis avec les Bulu.
Peu de temps après son arrivée à Bengbis, Djôbôt Ebène Endezoumou meurt et laisse sa succession à Djôbôt Mvomo Ebène, né vers 1850. C’est ce dernier qui fondera réellement la première communauté bulu à Bengbis, autour de 1880.
L’histoire du peuple bulu est marquée par de nombreuses migrations. Guidés par le Mvett, ils recherchaient une terre promise, située au cœur de la forêt.
Territoire et population
Située au cœur de la région du Sud du Cameroun, dans le département du Dja-et-Lobo, la commune de Bengbis est un territoire à la fois historique, culturel et naturel. Nichée dans la forêt équatoriale, elle se distingue par sa biodiversité exceptionnelle, ses paysages verdoyants et son climat paisible.
La commune s’étend sur une superficie d’environ 2 254 km², avec une population estimée à plus de 32 000 habitants selon les enquêtes de 2014. La population de Bengbis est composée majoritairement des Bulu, Fang, Ntumu, Maka, et des Pygmées Baka. Ces groupes vivent en harmonie, partageant une culture profondément enracinée dans les traditions bantoues.
L’agriculture (cacao, café, manioc, banane plantain) constitue l’activité principale, suivie par la pêche, la chasse et le petit commerce. A noter que les plantations de cacao, café et manioc ont été introduits avec la colonisation car le principal aliment cultivé était l’igname.
Les villages Baka – Mekas, Mimbil, Nkolmbembé, Nkoulaze, Mvoe Koungoulou – témoignent de la diversité ethnique et culturelle de la commune.
Mbama - Capitale
Le district de Mbama a été fondé par Djôbôt ENONDJI MVOMO qui est le second de la dynastie BULU de Bengbis pour avoir un centre et aussi pour mieux s’occuper des affaires internes et une meilleure collecte des informations provenant des frontières car à son époque il existait toujours des guerres de territoires avec les groupements et chefferies voisines.
Villages et Chefferie
La chefferie supérieure de Bengbis à sa tête un Djôbôt comme guide de la chefferie et responsable des affaires politiques. Le pouvoir chez les Ekang n’est pas absolu. Il est unique avec la séparation et cohabitation de 3 pouvoirs:
- Le pouvoir politique est entre les mains du Djôbôt.
- Le pouvoir spirituel qui est entre les mains du Mbom Mvett.
- Le pouvoir des élites qui est entre les mains des élites du village.
Ces différents pouvoirs doivent cohabiter ensemble mais c’est le Djôbôt qui par sa capacité de représenter le passé, le présent et le futur représente aussi le peuple quand il faudra prendre des décisions ou faire des annonces.
La structure administrative de la chefferie est faites de la sorte:
- 1 chefferie traditionnelle de premier degré : Chefferie supérieure Bulu de Bengbis
- 4 chefferies traditionnelles de deuxième degré : Yekombo, Yetyang, Soo Boulou, Makae
- 60 villages de troisième degré
- 5 campements pygmées Bakaa
1. Localisation et Présentation Générale
L’arrondissement de Bengbis, créé en 1955, est l’un des sept arrondissements du département du Dja-et-Lobo située à 97 km au nord-est de Sangmélima, dans la région du Sud Cameroun. Il s’étend sur une superficie estimée à 3 300 km² et compte environ 17 000 habitants, répartis entre zones rurales et urbaines.
Limites géographiques
- Au nord par le Nyong-et-Mfoumou,
- Au sud par Meyomessala,
- À l’ouest par le Haut-Nyong,
- Et à l’est par la réserve de faune du Dja, patrimoine mondial de l’UNESCO.
Origine du Nom – “Bengbis, la Ville du Gorille”
Le nom Bengbis trouve son origine dans la langue Maka. Il résulte de la fusion de deux termes :
- “Beng” : signifiant champ en langue Maka ;
- “Mbissi” : nom d’un cultivateur Maka dont le champ se situait à l’emplacement actuel de la statue du gorille, symbole du canton.
Les premiers habitants disaient :
- En bulu : “Tong ma Abe Mbessi” (Allons au champ de Mbessi) ;
- En maka : “Beng ma Mbissi”.
Avec la colonisation française, ces termes furent fusionnés pour donner Bengbis, désormais capitale d’un royaume mixte et cosmopolite réunissant plusieurs ethnies du Cameroun.
Illustration : Localisation de l’arrondissement de Bengbis.
Villes
Villages
Hameaux
Localités
7. Administration Communale
Période Maire / Administrateur Remarques
| 1959 – 1984 | Zanga Amou’ou Rémy Énoch | Premier maire |
| 1984 – 1985 | Philippe Mfoulou Aka’a | Transition administrative |
| 1985 – 1995 | Thomas Meyong | Consolidation communale |
| 1995 – 1996 | Joseph Minkoulou Abomo | Première alternance |
| 1996 – 2002 | Edjimbi Nna | Gestion post-réforme |
| 2002 – 2004 | Joseph Minkoulou Abomo | Retour à la mairie |
| 2004 – 2007 | Jean Calvin Emame | Modernisation des infrastructures |
| 2007 – 2018 | Christian Atangana Ebana | Réformes sociales et éducatives |
2. Milieu Biophysique
a. Climat
L’arrondissement de Bengbis est sous l’influence du climat équatorial à deux saisons de pluies et deux saisons sèches. Elles s’étendent de la manière suivante :
- La grande saison des pluies de mi-août à novembre
- La grande saison sèche de décembre à mi-mars
- La petite saison des pluies de mi-mars à mai
- La petite saison sèche de juin à mi-août
Les précipitations annuelles moyennes se situent entre 1 600 et 2 000 mm de pluies avec des températures moyennes oscillant autour des 25°C. Le degré hygrométrique qui est élevé est situé en moyenne aux environs de 80 %.
b. Relief
L’altitude moyenne varie entre 600 et 700 m. Le relief de la région de Bengbis est faiblement accidenté, généralement plat ou avec de faibles pentes. On note tout de même quelques dénivelées plus ou moins marqués proches des fleuves que sont le Dja et la Lobo et des ravins qui laissent apercevoir des abruptes diverses aux abords des routes.
c. Sols
Plusieurs types de sols sont rencontrés dans la localité de Bengbis. On distingue :
- Les sols ferralitiques et fersialitiques marqués par la présence des oxydes ou hydroxydes de fer et d’alumine. Ils sont issus des roches mères composées de gneiss ou de migmatites, ou de granites à pyroxène du socle métamorphique.
- Les sols hydromorphes : Dans ce groupe on retrouve les sols de marais et sols marécageux.
Les sols de marais sont caractérisés par une accumulation de matière organique peu décomposée, riche en débris végétaux reconnaissables. Au-dessous, se reconnaît un horizon gris en tacheté. Le niveau de la nappe phréatique est généralement élevé pendant toute l’année.
Les sols marécageux présentent en surface des accumulations très nettes de matière organique transformée, sans aucun débris végétal. Au-dessus, on observe un horizon tacheté souvent très épais.
d. Hydrographie
Le réseau hydrographique est dense. Les principaux cours d’eau sont :
Le réseau hydrographique de la commune de Bengbis est très dense et est marqué par la présence du Fleuve le Dja et la grande rivière la Lobo ; et d’un tissus dense d’affluents. On peut citer entre autres comme rivières So’o, Tyi, Sokong, Momelene, Nyadata, Momeyindi, Menyisi, Bigombo, Momezombo, Mobikonba, Ebonmekoum, Tetobo, Ebolebong et Bwembe. sabe, midoumou, fouloulou, bividi, monneyabô, bô, momebwe, monemelene, bikobebwé.So’o, Wulu, Foto, Bego Metal, Bissoua, Mbemikobo, Moneugombo, Megodo, Mekoto Boulou, Mevama, etc….
Malgré cette densité, la majorité de ces cours tarissent en saison sèche facilitant ainsi la pêche artisanale par la technique de barrage, mais malheureusement rendant difficile l’accès à l’eau potable.
Le fleuve Dja
La rivière Lobo
3. Végétation et Faune
a. Végétation
La région est couverte par une forêt dense humide sempervirente avec :
- Des forêts vierges et secondaires
- Des jachères agricoles colonisées par Chromolaena odorata
- Des espèces précieuses comme Piptadeniastron africanum, Entandrophragma spp., et Terminalia superba
Le paysage végétatif est dominé par la présence des forêts denses humides sempervirente de basse et moyenne altitude, constituée de quelques poches de forêt vierge, de forêts secondaires, de jachères forestières et de jachères envahies par une végétation herbacée haute de chomolaena odorata. Celui-ci est complété par la présence des champs de culture vivrière et de rente.
La forêt dense humide sempervirente
La strate supérieure moyenne de cette forêt atteint 45 – 55 m de hauteur et prédominée par des espèces de la famille des mimosacées tel le Piptadeniastron africanum et les méliacées du genre Entendrophagma. On note la présence aux strates inférieures des commelinacées.
La forêt humide marécageuse
Cette formation existe au fond des interfluves et est peuplée de Raphia sp. La densité hydrographique favorise le développement de cette formation qui
La forêt secondaire
Elle colonise des terres jadis exploités ou sinistrées soit par des champs soit par des chablis. Elle occupe beaucoup plus la zone agro forestière et est constituée d’arbres plus ou moins espacés de la forêt primaire et d’espèces colonisatrices telles que le Musanga cecropioides, le Funtunia elastica (Apocynacées), le Ricinodendron heudelotii (Euphorbiacées) et le Terminalia superba (Hiliacées). On note la présence des arbustes telle Aframomum sp et le Macaranga sp. (Euphorbiacées).
Les jachères
Elles sont en majorité colonisées par l’espèce Chromolaena odorata (Astéracées) qui étouffe les autres herbacées après les séries de récoltes. On y rencontre aussi des arbres qui n’ont pas été abattus lors de la préparation du terrain.
La diversité floristique augure à la zone une importante richesse autant en essences de bois commercial qu’en produits forestiers non ligneux.
Essences de bois comercialisable
La présence dans la zone des industries forestières témoigne de la richesse de la forêt en essences de bois commercial. Ces essences sont généralement utilisé pour le bois d’oeuvre export ou local.
Les produits forestiers non ligneux
La collecte des produits forestiers non ligneux essentiellement traditionnelle et jadis uniquement d’autoconsommation fait l’objet d’une grande convoitise pour un but lucratif. Les produits à potentiel commercial comme l’huile de moabi (Baillonnella toxisperma), les amendes d’Andock (Irvingia gabonensis), le safoutier (Dacryodes edulis) ou le djansang (Ricinodendron heudelotii) ne sont pour le moment exploités que pour l’autoconsommation. La situation est similaire pour les lianes et les rotins qui pourraient alimenter un éventuel artisanat local.
b. Faune
Bengbis abrite une faune variée : pangolin, buffle, antilope, céphalophe, mangouste, hyène, chat-tigre, porc-épic, écureuils et nombreuses espèces d’oiseaux. La proximité de la réserve de biosphère du Dja contribue à cette richesse écologique.
Elle est caractéristique des forêts denses humides et la proximité de la réserve de biosphère du Dja favorise la prolifération des espèces. Parmi les espèces les plus fréquemment rencontrées, figurent le pangolin (Manis gigantea), l’antilope (Neotiagus batesi), le buffle d’Afrique (Snycerus caffer), le chat-tigre (felis aurata), le céphalophe à dos jaune (Cephalophus sylvicultor), la mangouste (Herpestes sanguinens), l’hyène (Hyaena hyaena) l’athérure africain (Atherurus africanus) l’aulacaude (Thryonomys Swinderiamus), le rat (Xérus erythopus) l’écureuil (Hélioseiurus pyrropus).
4. Organisation Humaine et Sociale
a. Bengbis Urbain
Illustration : Statue du gorille, symbole du canton.
Le centre urbain de bengbis est faiblement dense laissant des espaces entre différents compartiments. Il est limité
- Au Nord par les cours d’eau Tyi’i. et Meyele sur le tronçon Bengbis-Akonolinga
- À l’Est par Mbizo’o sur le tronçon Bengbis-Somalomo
- Au Sud par la rivière Nyabo’o
- À l’Ouest par la rivière So’o sur le troncon Bengbis-Sangmelima
Le centre urbain est constitué du centre-ville et de sa périphérie.
Le centre-ville est constitué de 4 quartiers : Madagascar, Mvomo Bella, le centre commercial et le centre administratif. Il regroupe les bureaux administratifs, le marché, les bâtiments commerciaux, la grande majorité des maisons des fonctionnaires, les auberges (02), la mairie, le Collège d’Enseignement Technique Industriel et Commercial, le centre d’AES sonel et quelques aires de jeu. On note la présence en son sein d’un lac non aménagé et d’une carrière de sable
La périphérie quant à elle regroupe Bengbis I constitué des villages Yanda, Mbama, Meka’a et mone otong ; et Bengbis II (Ngobissong, autres…). La périphérie ainsi constituée des villages plus espacés les uns des autres est moins peuplée que le centre-ville et regroupe la majorité des chapelles religieuses, des plantations d’hévea, de palmier à huile et de caféier. On note la présence d’un nombre considérable de carrières de sable et d’importants affleurements rocheux exploitables.
b. Organisation Sociale et Démographique
La commune compte :
- 63 chefferies de 3ᵉ degré
- 4 chefferies de 2ᵉ degré
- 1 chefferie supérieure de 1er degré
La population de Bengbis est composée majoritairement des Bulu, Fang, Ntumu, Maka, et des Pygmées Baka.
Ces groupes vivent en harmonie, partageant une culture profondément enracinée dans les traditions bantoues.
L’agriculture (cacao, café, manioc, banane plantain) constitue l’activité principale, suivie par la pêche, la chasse et le petit commerce.
Les villages Baka – Mekas, Mimbil, Nkolmbembé, Nkoulaze, Mvoe Koungoulou – témoignent de la diversité ethnique et culturelle de la commune.
c. Religions
Les populations pratiquent leur religion principalement :
- Église Catholique Romaine
- Église Presbytérienne Camerounaise (EPC)
Ces deux congrégations sont les plus anciennes dans la zone et les institutions de formation de leurs pasteurs et prêtres sont connues de tous, ainsi que leurs modalités d’admission.
D’autres congrégations religieuses moins représentatives mais plus récentes existent :
- Adventistes du 7ᵉ jour
- Témoins de Jéhovah
- Vraie Église de Dieu
d. Vie Associative et Organisations Paysannes
Au regard de l’évolution socio-économique de l’arrondissement de Bengbis, la commune connaît une prolifération de structures associatives de dénominations diverses
Les populations s’organisent à travers :
- Associations paysannes et GIC
- Tontines
- Comités de développement
- Comités de suivi
- Comités de concertation
- ONG locales œuvrant dans l’agriculture, la foresterie, la santé et l’éducation.
5. Organisation Traditionnelle et Coutumière
a. Rôle des anciens
La maîtrise de la coutume est détenue par les anciens et les notables qui sont les gardiens et héritiers de la tradition. Sur le plan coutumier, ils sont généralement les conseillers :
- Mariages
- Successions
- Rites initiatiques
- Gestion des conflits familiaux
La tradition est respectée à travers plusieurs pratiques dans les rites et les successions :
b. Rites et coutumes
| Rite | Description |
|---|---|
| Le veuvage | Le veuvage consiste à briser les liens ou pactes entre le (la) veuf (ve) et son(sa) conjoint(e) décédé(é) et à favoriser sa réinsertion sociale dans sa nouvelle condition. Toutefois, plusieurs personnes pensent que les objectifs assignés à cette pratique sont de plus en plus détournés dans un sens négatif ; la rendant contestable. Le(la) veuf(ve) se trouve souvent confronté(e) à la torture ou victime d’un sort ou d’une maladie. |
| La dot | Cette pratique a perdu sa valeur traditionnelle au profit des considérations purement financières. Aujourd’hui, le mariage traditionnel à travers la dot apparaît comme étant un véritable commerce perdant son importance symbolique. L’on note quand même le respect traditionnel du mariage dans certaines familles où les fonds numéraires à fournir restent symboliques et les cérémonies traditionnelles hautement riches. |
| Essié Nnam | C’est une pratique qui permet de purifier des cas de maladies jugées mystiques ou occultes. |
c. Successions
-
La chefferie
La succession du djôbôt est traditionnellement gérée au sein de sa famille sous les conseils et le suivi des notables qui sont les chefs de famille. Le successeur légitime est le premier enfant (fils) du défunt. Cependant ; si la maturité de ce dernier n’est pas avéré par les notables, un des frères du défunt succède à son frère jusqu’à maturité du légitime successeur. -
La Familles
Après le chef de famille, le frère cadet convoque le conseil de famille qui désigne le chef de famille sur la base des capacités et de potentialités à assumer les charges conséquentes à son statut. Mais généralement, le fils ainé devient le chef de famille et tous les enfants sont orientés cohéritiers.
d. Habitat
La majeure partie des maisons est faite en terre battue traduisant le niveau de vie considérablement faible des populations. Cette franche constitue sensiblement 80% des habitations dans la zone rurale contre 15% de maisons en sémi dur et en dur. L’on retrouve aussi des cases en planches dans quelques villages. Par contre au niveau du centre urbain de bengbis, les maisons sont en majorité en semi dur renforcées par un crépissage de ciment
L’habitation est généralement groupée le long des routes épousant ainsi une forme linéaire de style rue ; les maisons alignées des deux côtés de la route.
e. Mobilité des Populations
Les populations de l’arrondissement de Bengbis se meuvent beaucoup pour des raisons et destinations diverses, à l’intérieur comme à l’extérieur de la commune.
A l’intérieur de la commune, les mouvements de masse sont effectués d’une part entre Bengbis ville et les villages par les notamment pour les études, les ventes, les problèmes administratifs et les ampletes pour l’essentiel ; et d’autre part entre les communautés villageoises, le centre-ville et la réserve de Biosphère du dja pour le tourisme et la chasse. Cette dernière activité est généralement illégale, mais ne constitue pas encore une véritable menace pour le patrimoine forestier en place. Toutefois, cette mobilité peut s’accentué et déclencher de gros problèmes de braconnage surtout que la zone est limitrophe à la république Congolaise d’une part et que les mesures compensatoires dues à l’avènement de cette réserve ne suit pas au niveau des populations.
Entre l’intérieur et l’extérieur de la commune, les populations vivant dans la commune de Bengbis se déplacent plus massivement vers les villes de Yaoundé et Sangmélima. Les raisons de déplacements sont quasiment les mêmes notamment pour des soins de santé, la recherche de l’emploi et les études plus marqué chez les jeunes, pour des transactions banquières, … Les populations se déplacent moins vers Akonolinga et Ebolowa, malgré que ce dernier lieu soit le chef-lieu de la province ; sans doute à cause de l’accessibilité assez difficile.
Conclusion
Le peuple de Bengbis, riche de ses traditions, de sa biodiversité et de sa culture, incarne un équilibre harmonieux entre héritage ancestral et modernité. De la forêt du Dja aux rituels Ekang, chaque aspect de la vie communautaire témoigne d’un profond respect de la terre, de la spiritualité et de la famille, piliers de l’identité bulu et camerounaise.
